Claude NICOLET

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Manuel Valls3Le Phare Dunkerquois. Par Damien ENGRAND.

Invité à Coudekerque-Branche cet après-midi à l'occasion de l'université d'été du MRC, le ministre de l'Intérieur a tenu un discours ferme sur la sécurité et montré qu'il maîtrisait les sujets de politique générale.

"Pour relever la France, il faut restaurer l'ordre et l'autorité de la République, des policiers, des gendarmes et des enseignants", a-t-il martelé. Titillé sur les résultats de la délinquance, Manuel Valls a fustigé la politique du chiffre de ses prédécesseurs : "Depuis 2004, 130 000 faits ont disparu chaque année des statistiques officielles".

Abordant la question de l'accueil et de l'intégration des étrangers en France, Valls a cité le problème des populations Roms et brandi la menace du Front national. "Ce sont des dossiers difficiles, qu'il n'est pas agréable de traiter pour n'importe quel ministre de l'Intérieur. A Lille, nous menons des opérations déterminées avec Martine Aubry contre les camps illégaux. En venant se greffer près des quartiers populaires, ils viennent rajouter de la misère à la misère. L'insalubrité, la violence et l'insécurité s'installent. Nous devons écouter la colère des Roubaisiens et des Lillois. Si nous nions la réalité, notre discours de combattre le FN ne sera pas entendu"

En matière économique, Valls a appelé à la solidarité, sur le plan national autant qu'européen. "L'impôt doit être équitable et bien expliqué" ; "L'Europe doit être une Europe sociale, avec un salaire minimum comme l'a proposé le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Il nous faut aussi une union bancaire européenne pour financer la croissance et au delà, mutualiser les dettes, ce qui pose la question de savoir jusqu'où nous voulons aller dans la solidarité.

Manuel Valls s'est aussi déclaré contre la légalisation du cannabis au titre de la fermeté affichée et dont le trafic est accusé de "gangréner les cités". Le ministre de l'Intérieur a par ailleurs annoncé la mise sur pied d'un plan d'actions destiné à démanteler les filières organisées de cambrioleurs venus de l'Est et des Balkans "qui écument nos villes et les départements ou l'on avait l'habitude de laisser la porte ouverte ou la clef sous une pierre."

Manuel Valls a été particulièrement applaudi lorsqu'il a déclaré que "la Gauche avait créé la Nation et la République avant que la droite ne vienne s'y coller" et que personne ne pourrait lui "enlever le droit de chanter la Marseillaise".